Flash crash : de l’importance de réapprendre à investir !

Flash crash : de l'importance de réapprendre à investir

Le phénomène des flash crash

On observe, ces dernières années, un nouveau phénomène : la re-corrélation de toutes les classes d’actifs dans le monde. La forte intervention des banques centrales lors des précédentes crises a engendré ce nouveau phénomène. Les obligations montent, et baissent, désormais, en même temps que les actions. C’est une révolution.

Cela amène le marché à connaître régulièrement des crash-éclairs, c’est-à-dire :

« Des moments où toutes les classes d’actifs sont vendues en même temps par les investisseurs, et rachetées juste après. »

Ces hausses brutales de volatilité (flash-crash) sont un risque majeur pour l’épargnant, particulièrement s’il est obligé de vendre ses titres à chaque hausse de volatilité (mars 2020, février 2022). Et l’année 2020 en a été un exemple solaire, année où, à l’échelle mondiale, toutes les classes d’actifs ont baissé en même temps. Même le prix du Bon du Trésor américain, sans doute l’actif le plus solide au monde, a connu une volatilité digne d’une start-up en biotechnologie pharmaceutique, en phase terminale de test de son médicament…

 

Le monde du fonds euros-roi est terminé

Technicité, sang-froid, rigueur… la gestion de vos avoirs prend du temps, de l’énergie et demande des compétences pointues. Car la solution, pendant longtemps convaincante, qui consistait à placer toute son épargne sur le seul fonds en euros garanti et liquide n’est plus adaptée au contexte d’aujourd’hui.

Ainsi, Jean-Laurent Granier, PDG de Generali France expliquait fin septembre 2019 : ”Le modèle de la sécurité absolue, de la liquidité permanente, de la garantie totale et à tout instant du capital, qui est finalement une réplication du modèle du Livret A, est à bout de souffle. Le monde du fonds euros-roi est terminé ! »

La seule certitude dans cette période incertaine est la suivante : en zone euro, le placement sans risque est devenu une quasi-certitude de perte.

Avec un retour de l’inflation à un niveau soutenu (supérieur à 5% sur un an en zone euro à janvier 2022), associé à des fonds en euros qui ne seront probablement pas en mesure de servir un taux supérieur à 0,9%, voire 0,5% en 2021, avant prélèvements sociaux, le rendement réel (donc net d’inflation annuelle) devient négatif. Le fonds en euros est pris dans un effet ciseau entre inflation et baisse des taux, et la victime est l’épargnant.

« Ne pas prendre de risque aujourd’hui, dans le contexte que nous connaissons, coûte de l’argent à l’épargnant. »

Prendre du risque devient donc essentiel mais ce risque se doit d’être mesuré, et calibré pour apporter une performance et répondre aux objectifs personnels de chacun.

Comment faire les bons choix dans un contexte chahuté sur les marchés financiers ?

L’idée reçue qui consiste à penser qu’il suffit d’acheter un panier d’actions, d’attendre un certain temps pour obtenir un rendement acceptable est également fausse. Les périodes de Août 2000 à Mai 2007 ou de Mai 2007 à Février 2021 en sont le parfait exemple : Un épargnant qui aurait acheté l’indice boursier français CAC40 en mai 2007, soit avant la crise des subprimes, n’aurait retrouvé son capital qu’en février 2021.

Des marchés chahutés – compliqués à appréhender et un contexte géopolitique imprévisible

L’année 2020 a été marquée par l’apparition soudaine d’un virus, d’abord en Chine, puis sa propagation plutôt rapide dans le reste du monde. Des mesures fortes de confinement de secteurs entiers ou de villes entières ont été prises et laisseront des traces dans l’histoire de l’humanité. Immanquablement, ces mesures auront eu un impact sur l’ensemble des économies, ce qui a occasionné des mouvements importants sur les marchés financiers mondiaux et des choix en tant qu’épargnant qui ne sont pas simples.

On commençait à peine à entrevoir une sortie de crise (sanitaire) qui sembla arriver en 2022 et son lot de surprises. Voilà que l’invasion de l’Ukraine par la Russie à la fin du mois de février 2022 a été un nouvel exemple de la nécessité d’être accompagné en ces temps difficiles.

« Nous vivons une période de profonde transformation du monde, et les marchés financiers en sont le reflet. Immanquablement, toutes ces crises appellent une mutation de la manière dont on gère et investit son patrimoine, quelle qu’en soit la taille. »

 

Comment réagir et quels conseils pour l’épargnant

 

Conserver un patrimoine liquide et flexible pour permettre une réorientation rapide

Les épargnants doivent, le plus possible, éviter de se laisser guider par leurs émotions dans des périodes anxiogènes comme celles que nous vivons en ce moment. Ces phases de marché brutales ne doivent pas conduire les épargnants à tout sécuriser sous peine de rater le rebond qui suit. Il est nécessaire de prendre du recul et de s’entourer de conseillers aguerris qui vont vous accompagner dans le monde de demain.

« Nous pensons qu’il est important de pouvoir céder ou réorienter la majorité de son patrimoine le plus rapidement possible, en cas de survenance d’un évènement. »

Ainsi, nous privilégions le patrimoine financier, qui presque seul permet cette réactivité.

 

Diversifier son patrimoine mondialement

Si l’on considère la très grande majorité des patrimoines des français, ils révèlent généralement une importante concentration sur la zone euro (aussi bien sur la partie immobilière de leur patrimoine que sur la partie financière). Il faut désormais investir résolument mondialement. La forte concentration des investissements dans le pays de résidence de l’épargnant fait porter un risque important sur les patrimoines. La zone euro a la croissance de loin la plus faible des cinq continents et se retrouve au cœur d’un conflit encore inimaginable il y a quelques semaines…

« Ainsi, il nous paraît aujourd’hui essentiel, pour préserver et développer un patrimoine, d’investir résolument partout dans le monde. »

Autrement dit, c’est par la sélection indépendante et mondiale de meilleurs fonds d’investissements, spécialisés dans l’investissement dans chaque pays et chaque classe d’actifs que l’on peut diversifier son patrimoine mondialement. Si la très grande majorité des gérants font plus ou moins la performance moyenne du marché à long terme (c’est statistiquement vérifié), nous avons remarqué qu’il existe de véritables Mozart de la gestion financière, qui surperforment largement les marchés, parfois pendant quelques années, parfois pendant plusieurs décennies. C’est ce que nous mettons à disposition de nos clients grâce à nos mandats de sélection de fonds depuis quinze ans, et depuis octobre 2021, grâce à notre nouveau fonds de fonds Quinze Global Wealth Management.

 

Conclusion  

Les marchés financiers réagissent de plus en plus fortement à l’augmentation des incertitudes. Garder les yeux ouverts sur les évolutions de plus en plus rapides du monde, identifier les risques réels (et non supposés), et choisir, en fonction de nos convictions, les meilleurs solutions patrimoniales : tel est notre travail permanent.

Il est encore trop tôt pour comprendre toutes les conséquences politiques et économiques de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Mais il est déjà temps de songer à l’avenir et de capter les opportunités qui vont s’offrir. Or évaluer les possibilités offertes par des marchés plus chaotiques exige des décisions actives. Il faut de l’expérience et de la conviction pour éviter les écueils.

Pour souvenir, il y a deux ans, presque à la même date, le 18 mars 2020, l’indice boursier français, le CAC40, perdait 37,3 % depuis le début de l’année. Est-ce que les clients qui se sont investis au début de l’année 2020 ont perdu de l’argent ? Non. Après une forte volatilité, nos clients investis en profil Dynamique, ont réalisé sur l’année une performance de +8,14 %. Tous nos profils de risque (Dynamique, Equilibré, Prudent) ont terminé l’année avec des performances positives.

« Les chocs géopolitiques, les pandémies ou les revirements politiques sont autant de facteurs susceptibles de provoquer des turbulences sur les marchés. Lorsqu’ils se produisent, il est important d’avoir à ses côtés un conseiller capable de prendre les décisions importantes quand il le faut (en évitant au maximum les biais émotionnels). »

William Gabel
Ingénieur Patrimonial
Groupe Quinze – Gestion Privée

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